Ravitaillement du van

Veuillez patienter
Top

Chapitre 3 : On the road again !

Lors du dernier carnet nous nous sommes laissés plein de joie mais aussi plein d’interrogations et d’appréhension quand à l’arrivée de Baluchon au port d’Halifax.
J’ai enfin toutes les réponses aux questions que je me posais.

Vendredi 13 au matin, nous nous sommes levés de bonne heure comme à notre habitude, mais cette fois-ci nous devions faire nos valises et ne pas être en retard pour notre rendez-vous à 15min de taxi de notre Airbnb.
La compagnie Seabridge qui s’occupait de l’envoi de notre véhicule sur le continent américain nous avait mis en relation avec une intermédiaire pour le port d’Halifax.
9h20 comme convenu devant l’hôtel pour récupérer les papiers nécessaires et importants pour que tout soit en règle, suivi d’une petite marche de 15 min sous un soleil de plomb pour rejoindre les douanes canadiennes et déclarer l’arrivée de notre véhicule sur le territoire.

Après quelques échanges avec des français et des canadiens très sympathiques sur place, notre tour arrive.
J’étais plutôt stressée, m’attendant à une multitude de questions concernant notre véhicule et les raisons de notre venue, mais pas du tout !
En 5 minutes montre en main, nous avions le tampon de la douane sur notre papier.
Autant vous dire que j’étais soulagée car je m’imaginais déjà en train d’essayer de me dépatouiller avec mon anglais scolaire face à un douanier.

Cette formalité faite, il était temps pour nous de nous rendre sur place, au port, récupérer notre Baluchon.

Arrivés à l’accueil on nous a donné une veste de sécurité, obligatoire pour ce déplacement sur le port, puis escortés vers un autre bâtiment.
Là nous avons donné le papier de la douane nous permettant d’aller récupérer le van.
Il était là, toujours aussi pimpant que quand nous l’avions laissé.
Pas une égratignure, des petits scotchs de scellé sur les portes qui étaient intactes. Inspection faite, un responsable nous a rejoint pour signer un papier attestant que le véhicule n’avait aucun dommage et… c’est tout !
Nous quittions le port au volant de notre maison pour les 3 prochaines années.

Je suis moi même surprise de la simplicité avec laquelle tout s’est goupillé comparé à notre dépôt de van à Anvers.

C’est au volant de notre fidèle destrier et toujours accompagnés d’Osi que nous avons fait nos premier km, non pas direction l’aventure mais direction le ravitaillement.
Provisions, bouteille de propane et essence avant de trouver notre premier point de chute : Lunenburg.
Une heure de route pour admirer nos premiers paysages canadiens, nos premières forêts, nos premiers lacs. Incroyable.

Lunenburg, c’est un petit patelin sur la côte, et aux airs de carte postale.
Là-bas nous nous sommes ravitaillés en eau et nous n’avions plus qu’à trouver un spot pour la nuit. Et quel spot ?! Une place de parking au bord du lac, de petites tables pour manger dehors, le va et vient des pêcheurs qui viennent se détendre… Un vrai premier spot comme on les aime.
En quelques heures nous avions déjà rencontré plusieurs voyageurs avec qui nous avons longuement échangés.

Julia, Janique et leur fils Adel.
Deux françaises expatriées au Canada depuis plus de 10 ans qui voyagent pour deux mois avec leur camping-car, et leur deux chiens.
De bons conseils (qui d’ailleurs nous ont permis de faire fonctionner le propane, alors si vous passez par là, merci!) et qui nous ont proposé de venir les voir à Montréal quand nous y serons.

Sylvie, une retraitée, veuve depuis peu, qui voyageait déjà beaucoup avec son mari et qui a acheté un van pour se faire des voyages partout au Canada.
Elle aussi était d’une gentillesse sans nom.
Nous avons échangé sur nos vies, nos pays respectifs, nos envies, bref, l’accueil à la canadienne comme on l’aime.

J’ai pu profiter de mes premiers instants face à ce paysage magnifique en mangeant mon repas face au lac et en appréciant un couché de soleil sublime qui se reflétait dans l’eau comme une peinture.

L’unique point noir de cet endroit : la mauvaise connexion sur laquelle ma box wifi s’est mise.
Pas évident de travailler dans ces conditions.

Vendredi 14, aujourd’hui donc, j’ai pu faire un live et découvrir le cœur du village, son port et ses restaurants en live.
Quel coup de cœur.
C’est vraiment le genre de coin où je me verrais vivre.
Je pense qu’à la définition du mot Bucolique, Lunenburg est directement cité en exemple.

Nous sommes tellement bien ici que nous pensons y rester quelques jours pour profiter de tout ce que cet endroit a à offrir. Puis nous reprendrons la route, encore !

Trinity le 20 juillet 2023