Ravitaillement du van

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Chapitre 2 : L’arrivée

La dernière fois que je vous ai laissé j’étais encore en France, pleine d’incertitudes et de stress.
Je vous écris aujourd’hui depuis le Canada.

Le 4 juillet au matin, nous avons dû dire au revoir aux amis chez qui nous étions depuis presque 10 jours.
Un moment difficile où les premières larmes ont commencé à couler dès lors que nous sommes montés dans la voiture de Sarah, mon amie qui nous a accompagnés à l’aéroport. Après 2h de trajet dans les bouchons Parisien, nous sommes finalement arrivés à l’aéroport Charles de Gaulle avec 6 sacs et Osi (notre toutou).
Un dernier au revoir déchirant à Sarah qui n’a pas trop traîner afin d’éviter que toutes les deux nous mettions à pleurer.

Nous sommes entrés dans l’aéroport à la fois tristes, excités et un peu stressés d’avoir oublié quelque chose.
Avec la chance qui nous caractérise, dès notre entrée nous avons noté une certaine agitation et un attroupement.
Et pour cause une alerte à la bombe car un bagage avait été abandonné par un voyageur étourdi, empêchant l’accès à certains guichets d’enregistrement (dont le “sky priority” que nous avions pris par mesure de tranquillité. Raté !).

Nous nous rendons donc au guichet classique, avec une attente assez longue, pour procéder à l’enregistrement de nos bagages et du chien.
Une hôtesse très sympathique s’occupe de nous et tout se passe bien jusqu’à ce qu’elle me demande “l’autorisation du véto qui atteste que le chien peut prendre l’avion”.
Moi qui prépare ce voyage depuis des mois, qui avait appelé la compagnie et demandé les infos sur comment voyager avec un animal, je n’avais jamais eu mention de ce papier pourtant obligatoire selon Air France.
Après une bonne montée de stress, nous décidons de nous mettre sur le côté pour pouvoir contacter notre vétérinaire et lui demander de nous envoyer ce fameux papier par mail.
Il était 11 h 30 et le cabinet fermait à midi.
Nous avons donc pu joindre l’accueil qui nous a dit qu’elle nous enverrait le papier signé à condition d’attendre midi car la vétérinaire se trouvait au bloc opératoire.
Une fois le papier reçu, j’ai couru dans une pharmacie afin d’imprimer le précieux sésame.

De retour au guichet le tapis pour enregistrer les valises ne fonctionnait plus (la nôtre était par chance déjà passée).
Cet incident technique nous arrangeait car cela voulait dire que le vol serait forcé d’attendre les passagers bloqués, et que donc nous aurions le temps de passer tous les contrôles dans les temps.
Enregistrement validé, Osi acceptée sur le vol !

Nous avons été accueillis sur le vol par une équipe incroyable et au petit soin.
C’était la première fois de ma vie que je voyageais en premium economy pour avoir plus de place avec Osi et je dois dire que cela n’avait rien à voir avec tous les vols que j’ai pu faire dans ma vie.
Nous avions de la place, de quoi allonger nos jambes et une grande tablette.
Le vol de 7 h 30 s’est passé au poil, bien que Steph qui préfère garder les pieds sur terre a fixé l’appuie-tête devant lui (presque) tout du long.
Avant l’atterrissage il est allé voir les hôtesses afin de leur demander une bière pour finalement échanger 45 min durant avec elles.
Elles ont été adorables avec lui et lui ont même offert un porte-clefs et un carnet en souvenir de ce premier vol du tour du monde.
Bon, et comme à mon habitude, j’ai été malade à cause du repas de l’avion.
Manger un plat lyophilisé bourré de conservateurs n’était pas ma plus brillante idée.

Arrivés à Montréal nous avons rejoint notre hôtel à proximité de l’aéroport pour poser nos affaires et… Non pas se reposer, mais rejoindre les “Here We are World” et leur bus Cactus sur le parking.
Ils sont une famille de baroudeurs (Bastien, Audrey et leurs deux enfants), qui traverse le monde depuis des années et qui est venue spécialement nous apporter l’adaptateur pour raccorder notre sortie de gaz à la bouteille de propane. A do ra ble.

Nous avons fait un tour de bus pour nous poser près d’un terrain de sport et boire un café (ou une bière) tout en échangeant sur nos aventures mutuelles.
Ils nous ont ensuite ramenés à l’hôtel où nous nous sommes écroulés dans le lit pour récupérer avant notre vol le lendemain à 8 h du matin pour Halifax.

*Stéphane prend le micro* Avant d’aller au lit je suis d’abord descendu m’acheter à manger dans l’hôtel.
De retour dans la chambre, Prescilia dormait déjà à poings fermés.
J’ai commencé une véritable razzia de malbouffe devant des programmes télé canadiens.
Après 6h de sommeil, je me suis levé afin d’aller faire une séance épaules à la salle de musculation de l’hôtel située au -1.

Notre trajet du lendemain s’est super bien passé et nous sommes arrivés à Halifax où nous avons rencontré, dès notre premier Uber, un chauffeur nommé Faris qui nous a donné plein de conseils sur quoi visiter aux alentours d’Halifax.
Nous avons échangé nos numéros dans le cas où nous aurions le temps d’organiser une sortie ensemble.
Une fois posés à notre airbnb en plein centre d’Halifax, nous avons pris le temps de faire un peu le tour du quartier et de commencer à noter toutes les différences avec la France, forcément.
Après 1 h 30 passée au supermarché à regarder chaque produit, biscuit, boissons typiques, nous sommes retournés à l’appartement prendre du repos bien mérité.

Le jeudi 6, je me suis réveillée aux aurores avec un planning de ministre pour la journée car c’était mes dernières 24 h pour préparer le grand live de lancement de ce tour du monde. Finalisations du site internet, test du matériel de streaming, paramétrage du live avec Kilua (mon assistant technique et sauveur de situations compliquées !).
15 h de travail plus tard, j’étais fin prête et (presque) un peu moins stressée pour la grande première.

Vendredi 7 juillet, le grand jour est enfin arrivé.
Le premier live de ce tour du monde en direct sur Twitch sur lequel je bossais depuis des mois.
Après une page d’attente de quelques minutes et le lancement du générique, nous étions en live devant déjà plus de 3 500 personnes en quelques minutes.
Beaucoup d’émotions pour moi et le tchat, car nous l’avions fait.
Nous étions à l’aube d’une grande aventure que j’avais annoncée 3 ans auparavant.
3 ans de travail qui finissaient par se concrétiser sous le regard de ma communauté.
Le stream s’est incroyablement bien passé et le site web sur lequel vous lisez ces mots a été accueilli avec tellement de retours positif et de gentillesse, avec l’annonce de mes nouveaux partenaires sans qui cette aventure aurait été difficilement réalisable… Et ce avec jusqu’à 5 000 personnes présentes en simultané… Que dire à part MERCI ?

C’est une très grosse pression qui s’est enlevée de mes épaules, et c’est aussi une grande reconnaissance et une grande fierté qui m’ont envahie.
Cette première journée de live m’a juste convaincu que j’avais pris la bonne décision, que vous étiez là pour me soutenir et que tout le travail accompli n’était pas vain.

S’en sont suivis 2 autres jours de stream et de visite de Halifax avec toujours autant d’engouement, dans l’attente de l’arrivée de notre Baluchon au port d’Halifax.
Ce sera notre dernier moment de stress car Baluchon doit encore passer la douane canadienne.
Encore des questions auxquelles nous aurons les réponses dans peu de temps, donc croisons les doigts pour que tout roule !

Trinity le 10 juillet 2023